« Marie Bourgeois », originaire de Villette sur Ain s’est installée avec son mari à Priay dans les années 20. A cette époque, le petit établissement ne paie pas de mine…mais le pâté chaud, le gratin de queue d’écrevisses et la volaille de Bresse méritent amplement le détour.
En 1923, La "Mère Bourgeois" est la première couronnée par le « club des Cent ». Elle a obtenue le diplôme portant le n°1 qui est d’ailleurs encadré dans la première salle de restaurant.
En 1927, le premier prix culinaire à Paris.
En 1933, c’est la consécration ! Michelin lui décerne trois étoiles, qu’elle conservera quatre années consécutives.
Après guerre les plus grands noms en ont fait leur lieu de prédilection. Louis Barthon, ministre des affaires étrangères de l’époque aime à y déjeuner entre deux voyages diplomatiques. L’Aga Khan venait régulièrement se délecter du pâté chaud. La Mère Bourgeois recevait souvent à sa table Edouard Herriot grand habitué des lieux. Le 5 Novembre 1944, c’est en tant que chef du gouvernement provisoire que le Général de Gaulle vient à déjeuner chez la Mère Bourgeois, et en 1974, François Mitterrand, qui a même signé, comme plusieurs illustres personnes, le livre d’Or.
La région est réputée pour ses « mères » qui ont reportées d’énormes succès avec leurs cuisines. Elles ont ouverts des restaurant dans le département ou ailleurs qui ont fait la réputation de la gastronomie de l’Ain. Aujourd’hui disparues, leurs noms restent célèbres. « La mère Brazier » née en 1885 dans un village de la région de bourg en Bresse exerçait ses talents avec passion dans son restaurant du col de la Luère et possédait aussi le restaurant de la rue royale à Lyon. Pour ses deux restaurants elle a quand même obtenue six étoiles au guide Michelin. La mère Blanc se trouve à l’origine d’une lignée de grands cuisiniers puisqu’elle est la grand-mère de Georges Blanc dont le restaurant de Vonnas est devenu une véritable institution. N’oublions pas les autres « mères » célèbres lyonnaises qui des années 30 aux années 60 ont rythmé la vie gastronomique de Lyon et de ses environs. On peut citer le mère Guy, suivie de la mère Filloux, la mère Pompom, la mère Vittet, le mère Léa, qui ont vécu dans la première partie de notre siècle et où les plus grands de l’époque sont passés par leurs restaurants.